Le SIINB demande au défenseur des aînés de mener une enquête sur les heures de soins dans les foyers de soins privés

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FREDERICTON (6 juillet 2020) – Le Syndicat des infirmières et infirmiers du Nouveau‑Brunswick demande au Bureau du défenseur des aînés du Nouveau‑Brunswick d’enquêter et de faire rapport sur le nombre d’heures de soins prodigués aux résidents des foyers de soins privés.

Le SIINB, qui représente 6 900 infirmières et infirmiers immatriculés, et infirmières et infirmiers praticiens au Nouveau‑Brunswick, fait cette demande en raison des nombreuses  preuves qui s’accumulent sur les soins inférieurs aux normes dispensés dans les foyers de soins privés au Canada mettant à risque les Canadiens aînés.

« Avec la pandémie de COVID-19, de plus en plus de Canadiens prennent conscience des erreurs commises par notre pays en privatisant nos systèmes de soins de longue durée, de dire la présidente du SIINB, Paula Doucet.  Il existe des preuves accablantes que les foyers de soins privés font passer les gains avant la santé et la sécurité de leurs résidents, y compris nos aînés les plus vulnérables. Pour remédier aux lacunes de notre système et le réformer, il est essentiel de mettre à jour l’ampleur du problème au Nouveau‑Brunswick. »

Un élément clé de la demande du SIINB est le rapport récent du Bureau du défenseur des aînés de la Colombie‑Britannique intitulé A Billion Reasons to Care. Le rapport révèle, comme autres préoccupations, que, tout en recevant, en moyenne, le même niveau de financement public :

  • les foyers de soins sans but lucratif en Colombie‑Britannique dépensent 10 000 $ ou 24 % plus par année sur les soins de chaque résident;
  • 207 000 heures de soins directs subventionnées n’ont pas été offertes par les foyers de soins à but lucratif de la Colombie‑Britannique;
  • les foyers de soins sans but lucratif dépassent l’objectif des heures de soins directs, offrant 80 000 autres heures de soins directs en plus des heures subventionnées par l’État qu’ils doivent fournir.

Le SIINB demande au défenseur des aînés de mener une enquête approfondie sur les heures de soins offertes dans les foyers  de soins au Nouveau‑Brunswick afin que les Néo‑Brunswickois puissent évaluer avec  transparence le niveau de soins que reçoivent les aînés avec l’argent des contribuables.

Pendant la pandémie de COVID-19, la Colombie‑Britannique, l’Alberta et le Québec  ont tous relevé  leurs exploitants de foyers de soins privés de leurs responsabilités en raison des soins prodigués inférieurs aux normes, mais la preuve de niveaux de dotation non sécuritaire dans les foyers de soins privés au Canada s’est accumulée depuis des années.

Selon une étude de l’Université de l’Alberta en 2013, les résidents des foyers de soins de la province recevaient au moins une heure de soins par jour de moins que les résidents des foyers de soins financés par l’État.

Récemment, la Coalition ontarienne de la santé a étudié les effets de la pandémie de COVID-19 en  Ontario et déterminé que les taux de mortalité chez les résidents de foyers de soins privés étaient environ deux fois plus élevés que chez les résidents des foyers de soins sans but lucratif ou financés par l’État. Ces constatations ont plus tard été renforcées par une enquête indépendante du Toronto Star.

« Nous devons cesser de dissimuler les problèmes du secteur des foyers de soins, de dire Paula Doucet. Il y a tout lieu de croire que les résidents des foyers de soins privés reçoivent beaucoup moins d’heures de soins que les résidents des foyers de soins sans but lucratif. En tant que présidente du SIINB, je demande au Bureau du défenseur des aînés de faire rapport publiquement sur ce problème tellement important au Nouveau‑Brunswick. »

 

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Leanne Lagsiar
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